Une fenêtre fournit de la lumière naturelle et un renouvellement de l’air des locaux. C’est aussi un choix crucial qui aura un impact direct sur vos besoins énergétiques et sur la protection thermique de votre bâtiment.  Saviez-vous que leur durée de vie est en moyenne de 20 à 30 ans ? Etes-vous à jour ?

 

1ère étape dans votre projet de rénovation :

Si vous envisagez de remplacer vos fenêtres, demandez-vous également s’il est nécessaire de renforcer l’isolation thermique de l’enveloppe du bâtiment. D’autant plus, si votre objectif est de réaliser des économies de consommation énergétique !  

Dans ce contexte, faire appel à un expert CECB peut vous être utile car il vous renseignera sur l’état énergétique de votre propriété ainsi que sur son potentiel d’amélioration énergétique. (Voir notre article L'UTILITÉ DU CECB®, ÉTIQUETTE-ÉNERGIE DES BÂTIMENTS)

Examinez aussi  la dimension aération de votre maison car parfois, de nouvelles fenêtres mettent un terme au renouvellement de l’air et engendrent un excès d’humidité.  Malgré une aération régulière, le risque, c’est la formation d’eau de condensation sur la surface intérieure des murs extérieurs non isolés pouvant entraîner le développement de moisissures.  

Pour contrôler l’humidité à l’intérieur, vous pouvez utiliser un hygromètre et relever le taux d’humidité de l’air : s’il dépasse 60-70%, cela indique un manque de renouvellement d’air.

 

-->  Pour une maison individuelle typique, 13% en moyenne de la consommation en énergie se situe au niveau des fenêtres, 25% au niveau des murs extérieurs et 10% au niveau de l’aération.

 

 Deux types d’isolation de fenêtres existent :

-       l’isolation thermique qui permet de réaliser des économies d’énergie et ainsi de réduire la facture.

-       l’isolation acoustique ou phonique.

Il est préférable de choisir l’amélioration thermique au phonique, sauf bien entendu en cas de bruits très gênants car à épaisseur équivalente, le rendu est meilleur avec du thermique.

 

De brefs conseils pour l’isolation acoustique :

 

Pour l’oreille humaine, une diminution du niveau sonore de 3 dB est tout juste perceptible. Une diminution de 10 dB est perçue comme une division en deux du bruit. C’est pourquoi, les améliorations par des mesures d’isolation phonique doivent être d’au moins 10 dB.

 

Une fenêtre standard apporte une différence de niveau sonore de 32 dB (A). Pour les logements situés sur des rues bruyantes, cette isolation phonique est insuffisante, généralement, on installe dans des endroits bruyants des fenêtres à 38 dB (A). Ces produits sont environ 10 pour cent plus chers que les fenêtres traditionnelles offrant une protection thermique. En outre, elles sont plus lourdes et plus épaisses.

 

Malheureusement, la fenêtre n’est souvent pas le véritable point faible de l’enveloppe d’un bâtiment. Les ponts phoniques sont, outre les fenêtres et les portes, les caissons de volets roulants ainsi que les constructions de toiture défectueuses. Des fenêtres offrant une réduction du niveau sonore de 50 dB sont techniquement faisables, mais nettement plus onéreuses.

 

 

 

 

L’isolation thermique peut se réaliser de deux manières :

-       Installer carrément des nouvelles fenêtres plus performantes en termes d’isolation. L’avantage de cette variante, l’étanchéité sera optimale. Avec cette solution, les anciens caissons pour stores à rouleaux, souvent peu étanches peuvent être englobés dans la rénovation, remplacés et isolés.

-       Utiliser des fenêtres de rénovation : directement installées sur l’ancien châssis dormant, ce qui évite d’avoir à entreprendre des travaux de maçonnerie et de peinture. Pour une perspective à long terme, les fenêtres de rénovation sont toutefois peu appropriées car l’ancien châssis présente de mauvaises propriétés en termes de matériau et d’isolation thermique. Vérifier préalablement l’étanchéité de l’ancien raccord.

--> Le remplacement des fenêtres permet d’économiser 5 à 10 % de la consommation totale d’énergie.

 

Se familiariser avec le coefficient thermique Uw !

L’isolation thermique d’une fenêtre est mesurée à l’aide d’un coefficient thermique Uw. Plus celui-ci est faible plus la fenêtre est isolante. Nous vous suggérons d’utiliser l’outil gratuit de calcul de la valeur Uw des fenêtres de la Conférence des directeurs cantonaux de l’énergie.

 

L’importance du vitrage de fenêtre pour l’isolation thermique

Le type de vitrage sélectionné aura une grande incidence sur la déperdition de chaleur de votre habitation.

-       Le choix d’une fenêtre simple vitrage n’est plus d’actualité, leur faible performance énergétique est un véritable frein. 

-       Les vieilles fenêtres à double vitrage ont une valeur isolante U de 2.5 à 3.0 W/m2K.

-       Aujourd’hui, les fenêtres qu’on utilise atteignent des valeurs U de 1.2 à 1.6 W/m2K. Ces fenêtres neuves équipées de vitrage isolant standard, réduisent environ de moitié les pertes d’énergie tout en permettant un apport maximum d’énergie solaire à l’intérieur. Cette chaleur passive permet d’économiser sur le chauffage.

-       Il existe également des triples vitrages ayant une valeur U de 0,7 W/m² K, composant de nombreuses fenêtres Minergie par exemple.

 

L’importance de l’intercalaire pour l’isolation thermique

Les vitres sont séparées par des intercalaires et sont isolées de façon étanche au moyen d’un joint. Cet élément assurant l’espace entre les verres influence aussi le bilan énergétique d’une fenêtre. Sa composition a un rôle important sur les coefficients d’isolation thermique du vitrage. Les intercalaires en aluminium fréquemment utilisés sont peu efficaces sur le plan énergétique et peuvent générer de la condensation.  Les constructions en acier inoxydable sont plus performantes et celles en matière synthétique sont encore meilleures. Les surcoûts engendrés par un intercalaire en acier inoxydable ou synthétique par rapport à de l’aluminium sont négligeables.

 

Budget

-       Le prix des fenêtres est déterminé par le matériau du châssis (Bois, PVC ou Alu) et, encore davantage, par le standard choisi, mais également par le bâtiment dans lequel sont montées les fenêtres. Pour les immeubles, les fenêtres sont nettement moins coûteuses que pour les maisons familiales, car les formats sont similaires. De même, un lot pour une maison familiale ou pour un lotissement contient un nombre bien plus important de fenêtres; l’effet de série permet de réduire le prix de chaque fenêtre. Pour une fenêtre de rénovation en PVC double battant, double-vitrage, comptez une moyenne de CHF 1'000.-/fenêtre.

-       Le triple vitrage coûte (statistiquement) 50 ou 60 francs de plus par m² que le double vitrage. D’après l’étude du Programme Bâtiments, la différence de prix est de 5 à 10 % par rapport au double vitrage. Certains prestataires offrent le triple vitrage au prix du double lors d’action, n’hésitez donc pas à tenter la négociation !

 

Ma fenêtre est elle correctement installée?

 

La couche de protection thermique d’une vitre de fenêtre n’est efficace que si le bon côté de la vitre donne sur l’extérieur. Cela peut se vérifier très simplement à l’aide d’un briquet: chaque vitre réfléchit deux fois la lumière de la flamme. La vitre non revêtue réfléchit la flamme en blanc, tandis que celle-ci apparaît colorée sur le revêtement (généralement dans les tons rouges ou jaunes).

 

- Le revêtement thermique doit être appliqué au minimum sur la deuxième surface de vitre, vu de l’intérieur du bâtiment. La deuxième flamme réfléchie doit ainsi être colorée.

 

 

Quel que soit votre projet, demandez plusieurs offres (3 par exemple) et faites-vous conseiller par des professionnels.