Partenaire de la tournée « Get up ! », Romande Energie a rencontré Yann Lambiel, l’humoriste préféré des Romands. Il nous donne un avant-goût de son tout nouveau spectacle à découvrir du 5 novembre 2015 au 27 février 2016 dans toute la Suisse romande.

  • Avec un chapiteau, 4 scènes et un public mobile et actif, on peut dire que vous jouez la carte de l’innovation. C’est important pour vous ?
    Bien sûr. A l’heure d’Internet, de Youtube et de Facebook, les artistes n’ont pas d’autre choix que d’innover en permanence. Nous sommes en concurrence sur la toile avec des milliers d’internautes. Tout a déjà été fait, écrit, pensé… C’est la touche personnelle qui rend un artiste unique. C’est ça que je recherche dans ce spectacle. Il est original parce qu’il est tellement personnel que personne d’autre ne peut le faire.

  • Et pour la sociĂ©tĂ© en gĂ©nĂ©ral ?
    La société évolue à une vitesse vertigineuse gâce à toutes ces idées qui sont mélangées, détournées, enrichies. Un concept créé à l’autre bout de la terre peut être amélioré ici et vice versa. L’innovation et la créativité n’ont plus de limites grâce à Internet.

  • De l’idĂ©e d’un spectacle Ă  son Ă©criture, en passant par son organisation et sa prĂ©sentation au public jusqu’au tomber de rideau final, quel est pour vous le moment le plus exaltant ?
    J’ai essayé pour ce projet d’apprécier toutes les étapes : Tout d’abord la réflexion était : je suis à mon 8 ème spectacle ! Qu’est-ce que je fais pour surprendre le public ? Il faut un projet fou, innovant. Ce spectacle doit être un événement plus qu’un 8ème spectacle, d’où le projet du chapiteau et des 4 scènes. Oser partir sur un tel concept est très exaltant.

    Ensuite il faut écrire. J’ai assez vite défini ce que je voulais faire dans les 4 scènes et pris beaucoup de plaisir à trouver les gags et les situations. C’est la première fois que j’écris tout. Et c’est très satisfaisant de se dire que finalement, j’y arrive. Après, il y a la partie la plus difficile je trouve. C’est celle des répétitions et de la mémorisation. Tout prend forme lentement et amène son flot de doutes mais aussi de motivation au fur et à mesure que les choses avancent et sont maitrisées.

    Et puis il y a la partie récréative où l’on retrouve le public. Et là, c’est la récompense.

  • Tenir un public en haleine pendant 1h30 relève de l’exploit intellectuel et sportif. Comment vous prĂ©parez-vous ?
    Pour ce spectacle, je me suis mis au sport, bien que je n’aime pas ça du tout. J’ai également un coach vocal qui m’aide à ne pas abimer mon outil de travail.

  • Qu’est-ce qui vous fait rire dans la vie de tous les jours ?
    Avec mon fils, nous regardons « Les lapins crétins » ! Je crois que je suis assez fan de l’humour absurde.

  • Pierre Dac a dit « le rire dĂ©sarme, ne l’oublions pas », une opinion que vous partagez… et appliquez ?
    Je suis d’accord avec lui. Le rire répare l’âme. On me dit souvent, ainsi qu’à mes collègues humoristes, que nous devrions être remboursés par les caisses maladies ! Je vais en parler à Alain Berset !