Les cleantechs dans l'eau, les matériaux et la mobilité

En complément de l’article « Les cleantechs dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables », voici quelques exemples de plus pour illustrer comment les technologies propres peuvent influencer notre quotidien.
L'EAU
L’eau potable est un bien de consommation précieux. Un ensemble de facteurs liés à notre mode de vie contribuent à augmenter les charges polluantes dans l’eau qui a besoin d’être filtrée et traitée pour devenir potable. Une fois utilisée, l’eau usée a besoin d’être traitée de nouveau dans des stations d’épuration (STEP) avant d’être relâchée dans la nature en toute sécurité et sans risque de pollution. Ceci est un domaine de développement des cleantechs souvent peu connu du grand public.
Des solutions suisses innovantes :
- L’entreprise Membratec a mis au point un procédé de membranes filtrantes qui séparent les différents constituants d'un fluide sur la base de leur taille de la microfiltration à la nanofiltration. Ces solutions sont utilisées à une échelle industrielle.
- Smixin a inventé un nouveau système pour réduire de 90% la consommation d’eau en se lavant les mains. Ce système est très adapté à des environnements manquant cruellement d’eau et qui ont besoin de favoriser une meilleure hygiène des mains.

LES MATÉRIAUX INNOVANTS
Tout ce que nous consommons ou utilisons est fabriqué avec des matières ou matériaux dont certains se raréfient.
A moyen terme, l’objectif sera de réduire leur utilisation ou de les remplacer par des alternatives permettant d’optimiser notre production d’énergies, nos constructions, nos moyens de transport ou nos usages quotidiens (découvrez cet article pour en savoir plus).
Prenons par exemple les matières plastiques. De nos jours, nous sommes capables de fabriquer des plastiques biodégradables et non polluants à partir de résines biosourcées. Ces dernières sont issues de ressources renouvelables comme l’amidon et le glucose. De ce fait, leur impact environnemental est plus avantageux que les plastiques traditionnels. Ces résines permettent de dégager du biogaz et du compost. En cas d’abandon dans la nature, elles se dégradent en quelques mois, contre 400 ans pour les plastiques issus de matières fossiles.
En Suisse, BioApply, fondée en 2006 et basée à Gland dans le canton de Vaud, est leader dans le sac entièrement biodégradable et compostable.
Lumière sur les sacs plastiques: comment reconnaître le bon grain de l'ivraie?

LA MOBILITÉ
En Suisse, 40% des émissions de gaz à effet de serre sont émis par le secteur des transports.. Les "pollueurs principaux" sont les transports aériens et les transports individuels motorisés. Ces derniers consomment 38% de l’énergie en Suisse.
A partir de 2015, les voitures de tourisme nouvellement immatriculées en Suisse ne seront plus autorisées à émettre plus de 130 grammes de CO2 par kilomètre.
L’innovation suisse dans ce domaine n’est pas en reste. Les « concept cars » se multiplient.
- Softcar : UPGO est un véhicule électrique ultra léger, simple, optimisé pour la mobilité quotidienne. C’est la société suisse Domteknika qui gère l’ingénierie de ce nouveau véhicule et qui a conçu un processus de production à faible empreinte écologique. UPGO est en précommande.

- Belenos Clean Power Holding SA : Nick Hayek a pris le relai de son père en se passionnant pour les véhicules non polluants. Le prototype testé actuellement fonctionne avec une pile à combustible combinant oxygène et hydrogène. La pile à combustible a été développée avec l’institut suisse Paul Scherrer.

- Catecar : L’entreprise de Reconvilier a créé un prototype annoncé à la commercialisation en 2013. Ce véhicule fonctionne avec des batteries électriques alimentées par un petit moteur à essence et d’un toit solaire.

En Suisse, 24% des entreprises sont répertoriées comme appartenant au large secteur des cleantechs.
Sources d’informations :

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Manu - 28/06/12 - 15h00Ajouter un commentaire