Voilà maintenant plus d’une année que nous avons commencé à observer, analyser, optimiser et... économiser nos consommations. Le résultat est flagrant : plus de 10% d’économie d’électricité par année, et même environ 20% de moins de consommation d’eau.
 
La motivation de réduire nos consommations devrait être, outre l'amélioration de l'efficience énergétique, une utilisation responsable des énergies fossiles et une limitation des émissions de CO2. Certes nous avons économisé quelques dizaines de kilos de CO2, mais nous avons toujours ramené nos économie au montant économisé. Comme quoi, même avec les meilleures résolutions, tout passe par le porte-monnaie...
 
De plus, nous n’avons que très peu travaillé sur notre plus important consommateur d’énergie : Notre chauffage au mazout. Parce-que ça implique de gros investissements, inconcevables en dehors d’une démarche de rénovation lourde de notre maison.
 
Notre constat, donc, c'est qu'économiser de l'énergie, ça coûte cher. Et que rentabiliser son investissement, qu'il soit petit ou grand, c'est très difficile !
 
Par exemple, prenons le cas du remplacement d'un congélateur : Même dans le cas d'un remplacement "obligatoire" d' un appareil en fin de vie, j'ai fait le calcul suivant :
 
Prenons le cas d'un congélateur-armoire : Sur un site suisse de comparaison de prix, on voit que la différence de prix entre un congélateur A+ et un A+++ de même capacité et de même marque est de 300 Frs, alors que la différence de consommation n'est que de 100 kWh / an : Le surcoût de l'appareil ne sera compensé qu'après une quinzaine d'années, soit plus que la durée de vie de l'appareil. 
Ce constat n'incite pas l'achat d'appareils efficients...
 
On peut faire le même raisonnement pou la pose de panneaux solaires, le changement de fenêtres, l'isolation d'un bâtiment ou le changement d'un système de chauffage : Si il s'agit d'une rénovation ou d'un changement d'un équipement existant, l'investissement n'est pas facilement amorti, même en tenant compte d'éventuelles subventions.
 
On peut donc s'imaginer qu'une réelle baisse globale de consommation va prendre beaucoup de temps...