Dans un article précédent (Marketing des économies d'énergie), on discutait des motivations commerciales et écologiques à promouvoir les économies ... d'énergie.

Dans le même état d'esprit, on va s'attacher à décortiquer ce qui se passe en arrière plan dans le secteur de l'éclairage.

La petite histoire démarre en 1924 lorsque les fabricants d'ampoules de l'époque (notamment Philips, Osram et General Electric) formaient un cartel pour décider de "normaliser" la durée de vie des ampoules à 1000 heures, le standard technique étant 2500 heures à cette période.

On devine bien une illustration du principe de l'obsolescence programmée: concevoir et produire des biens de consommation à durée de vie limitée ... dans le but de faire passer le consommateur « à la caisse » régulièrement. 

Si cette pratique a perduré jusqu'à l'apparition du souci des économies d'énergie, avec en particulier la "révolution" des lampes économiques et maintenant le "raz de marée" des lampes LED, on peut toujours se demander si le résultat final est vraiment à l'avantage du consommateur ou pire ... des économies promises.

 

Arrêtons-nous pour commencer sur la qualité de la lumière rendue par ces "révolutions de l'éclairage", en prenant l’exemple de la couleur la plus courante, le blanc, ou plutôt, il faudrait parler de « blancs ». Rien n’est plus différent d’un blanc… qu’un autre blanc. Oui, le blanc est un mélange de couleurs et il peut être obtenu de multiples façons et … qualités. On a tous pu comparer le blanc blafard et bleuté d’une ampoule LED basse puissance au blanc vif d’une ampoule halogène à pleine puissance.

Choisir une ampoule ne devrait pas se résumer à choisir une consommation ou un prix, il faudrait y inclure la notion de qualité d’éclairage.

Et à ce sujet, les fabricants et revendeurs d'éclairages ont visiblement préféré ne pas se mettre d’accord sur une manière simple de comparer la lumière rendue. On nous indique des watts, parfois la température de couleur et sur certains emballages de lumière rendue en lumens. A part quelques professionnels et quelques amateurs ... éclairés, tous ces chiffres n’aident pas le consommateur standard à choisir. L’arrivée sur le marché des LEDs ne fait qu’augmenter la difficulté de choisir, dans un marché déjà saturé de produits de qualité et performances très inégales.

 

Est-ce que les pratiques des fabricants d’ampoules ont changé depuis pratiquement un siècle … souvenez-vous de l’obsolescence programmée de 1924 ?

Oui sur la forme : le choix est maintenant bien plus important entre les technologies couleurs rendues et formes d’ampoules

A voir le rythme d’apparition et disparition des technologies, on est en droit de se demander si l’obsolescence programmée aurait des jours … éclairés chez les fabricants d’ampoules.

 

Il ne nous reste plus qu’à nous armer de notre sens critique, s’informer, comparer et finalement choisir l’éclairage le plus adapté à nos besoins, indépendamment des matraquages publicitaires ou incitations à jeter nos « vieilles ampoules si gourmandes ».