Consulter nos emails, regarder les nouvelles de nos amis sur les réseaux sociaux, rechercher des informations ou acheter en ligne font partie de notre quotidien. Mais savez-vous que si internet était un pays, il serait le sixième consommateur d’énergie et le septième émetteur de CO2 ?

Depuis une dizaine d’années, on observe une augmentation de 10% par an de la consommation électrique due aux NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication). En effet, les transferts d’informations nécessaires à l’envoi d’un courriel ou d’une requête, requièrent des équipements consommateurs d’énergie. L’impact individuel de chaque opération peut paraître faible mais l’impact cumulé de ces actions sur l’environnement est conséquent.

Selon les études de l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) en 2017, les émissions de gaz à effet de serre générées par le numérique sont de l’ordre de :

  • 28% pour les infrastructures réseau
  • 25% pour les data centers
  • 47% pour les équipements (ordinateurs, smartphones, tablettes, objets connectés, GPS, etc.)

Quant à Google, il précise qu’une recherche sur son moteur émet 0,2 g de C02 et consomme 0.0003 kWh d’énergie. Cette consommation correspond à 1 kilojoule ce qui représente à peu près autant d’énergie que ce qu’un corps humain adulte brûle en 10 minutes.

Adoptons les bons réflexes pour limiter notre impact environnemental !

1/L’e-mail

L’envoi d’un mail avec une pièce jointe représente la consommation d’une ampoule allumée pendant 24h ! 

Ciblez les destinataires et limitez les envois en nombre. Un envoi en nombre peut être considéré comme indésirable ou même traité comme un spam par certaines messageries.

Supprimez les pièces jointes d'un message auquel vous répondez. 

Optimisez la taille des pièces jointes : fichiers compressés, images et PDF basse définition. Si vous voulez placer un logo dans la signature, transformez le texte et le logo en une seule image basse définition.

2/Equipements informatiques

Pour fabriquer un ordinateur, il faut l’équivalent de 100 fois son poids en matières premières. Ce ratio passe à 16 000 rien que pour réaliser une puce électronique ! 

Optez pour des appareils munis de logos environnementaux. Rendez-vous sur www.topten.ch pour choisir les plus respectueux de l’environnement.

3/ Sur internet

Quand vous appuyez sur le bouton "rechercher" de Google, vous émettez l'équivalent de 5 à 7 grammes de CO2.

Enregistrez les sites les plus souvent consultés comme « favoris » dans votre navigateur.

Limitez le nombre de programmes ou d'onglets ouverts et inutilisés.

Tapez directement l’adresse URL du site souhaité.. Si vous ne la connaissez pas, utilisez un moteur de recherche écologique tel que Ecosia. Avec plus de 7 millions d’utilisateurs actifs, www.Ecosia.org est gratuit et reverse 80% de ses revenus publicitaires à des projets de plantation d’arbres à travers le monde. A noter également que l'ensemble de ses serveurs sont alimentés par de l'électricité verte et ne rejettent pas de CO2.

Nous pouvons tous limiter l’impact négatif de notre monde digital ! Apprenons à changer nos habitudes et à adapter au mieux nos technologies.

Sources :

Ademe

Ecosia

Novethic

Positivr

Les Mondes numériques