Quand on commence à se préoccuper des dépenses énergétiques du ménage, on se rend vite compte que l'électricité n'est qu'une petite partie de notre consommation : Environ 5000 kWh/an pour l'électricité, mais presque 20'000 kWh/an (ou env. 2'000 litres) pour le mazout. Il est donc important, aussi, d'essayer d'optimiser les coûts du chauffage.

Notre maison, construite dans les années 50, a été régulièrement entretenue, et rénovée petit à petit. Certaines pièces sont isolées, certaines fenêtres ont été changées. Mais nous n'avions jamais réfléchi de manière globale aux travaux les plus "rentables" pour économiser l'énergie.

L'expérience Déclics a... fait le déclic : Au début, on a imaginé plusieurs travaux : Remplacer des fenêtres, poser des panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques, ou encore isoler les murs. Mais très vite on s'est rendus compte qu'il était très difficile de savoir quels travaux entreprendre en premier.

Pour nous aider, on a pensé au CECB®, le Certificat Energétique Cantonal des Bâtiments, décrit dans un article de la plateforme Déclics :

Après l’électroménager et les voitures, c’est au tour de l’immobilier d’être classé en sept catégories (de A à G), selon la consommation énergétique des bâtiments. Depuis 2009,  les cantons proposent aux propriétaires de maisons, villas mitoyennes et immeubles de dix appartements au maximum de faire établir leur étiquette-énergétique appelée Certificat énergétique cantonal des bâtiments (CECB®).

Un expert de Romande Energie est donc venu chez nous pour nous aider à collecter les informations nécessaires : Plan des bâtiments, consommations d'énergie, type de matériau utilisé, par exemple. Une collecte d'informations simple et rapide.

Quelques jours après, nous recevions le CECB de notre maison !

Comme toute étiquette-énergie, il y a une synthèse d'efficacité représentée par une échelle de A (très performant) à F (peu performant). Et... le résultat nous a surpris : F pour l'efficacité de l'enveloppe, et G pour l'efficacité énergétique globale. On imaginait bien qu'une maison des années 50 ne pouvait pas être très efficace au niveau énergétique, mais l'évaluation est pire que prévue. Et pourtant, nous avions l'impression de consommer peu de mazout ! (env. 1700 litres/an).

Le CECB inclut des indications en vue d'une éventuelle rénovation : Pour notre maison, il s'agirait de changer les fenêtres, d'isoler murs extérieurs, sols et toiture, de changer le système de chauffage et de production d'eau chaude, et de poser des panneaux solaires. Il a été déterminé que notre habitation consomme 3 fois plus d'énergie qu'une construction actuelle.

Un constat mitigé, donc : Même si on ne consommait qu'un tiers de notre énergie actuelle, notre économie serait assez longue à amortir quand on pense, par exemple, à une isolation périphérique. On va donc tenir compte des conseils du CECB petit à petit, en fonction des besoins.